En 1961, les Etats-Unis et l’Union Soviétique étaient en farouche compétition technologique de l’espace. A l’époque, la Corée était un pays sous-développé et archaïque, classé au même niveau que la Côte d’Ivoire. Cette année-là, John F. Kennedy, Président des USA, posa le défi colossal à l’Amérique d’envoyer un homme sur la lune. Cela surprit tout le monde même la NASA. Car, il fallait tout inventer. Ce programme baptisé Apollo fut une grande œuvre collective de plus de 400 000 cerveaux.

Le Congrès vota un budget astronomique d’environ 130 milliards de dollars actuels, soit 65 000 milliards de F CFA, pour ce projet au risque pourtant inouï. Le programme connut des retards et des échecs. Mais à force de persévérance, ce fut le triomphe : le 20 juillet 1969, Neil Armtrong posa le pied sur la lune. Les retombées de cette prouesse furent immenses pour l’humanité. Le microprocesseur fait partie des plus spectaculaires de ces retombées que va s’approprier la Corée pour devenir un leader mondial de la high-tech, et un pays développé.

Un pan entier du progrès suit, au fond, ce principe-là : un rêve, des hommes de défi et un appui financier d’un tiers qui, par conviction, prend le fameux risque financier. L’histoire mondiale de l’entrepreneuriat n’échappe pas à ce principe fondamental du progrès. A titre d’illustration, l’on peut citer l’association du célebre inventeur Thomas Edison et du légendaire banquier américain JP Morgan pour exploiter le brevet de l’ampoule électrique et éclairer l’humanité.